Les Romains en Hispanie : une fouille archéologique pour (un peu) réécrire la conquête romaine de la péninsule Ibérique

Publié par Simon Cahanier, le 26 février 2026

Article rédigé par Simon Cahanier (Nantes Université, Laboratoire Littératures antiques et modernes UR 4276) et Esperanza Martín Hernández (Dolabra Arqueológica)

Sur les cartes de l’Empire romain que l’on enseigne au collège, toute la péninsule Ibérique est occupée. L’intégration de ce territoire que les Romains appellent « Hispanie » à l’imperium Romanum fut cependant longue et complexe : de toutes les conquêtes menées par l’Vrbs à l’époque républicaine, celle de ce territoire fut sans doute celle qui mobilisa le plus et le plus longtemps les forces romaines, qui y subirent d’ailleurs plusieurs revers retentissants. Initiées à la fin du iiie siècle av. notre ère, quand une armée est envoyée en territoire carthaginois avec la mission de couper le général Hannibal de ses bases arrière, au cours de la deuxième punique, les guerres romaines en Hispanie ne s’achèvent que sous le règne du premier empereur, Auguste, dans les dernières décennies du ier siècle av. notre ère. La présence militaire se poursuit tout au long du ier siècle de notre ère : une fois la conquête achevée, s’ouvre une période que l’on a pu qualifier de « paix armée » (Morillo Cerdán 2017), au cours de laquelle plusieurs légions demeurent cantonnées en Hispanie, avec la mission notamment de contrôler les voies de communication qui relient les capitales provinciales aux riches gisements aurifères du Nord (figure 1).

Figure 1 : Via Carisa, mise en place par P. Carisius, légat d’Auguste en 26-25 av. notre ère pour permettre l’avancée des troupes dans la cordillère cantabrique ; secteur d’Aciu, Lena (Asturies) (© E. Martín Hernández)

Les grandes étapes de cette conquête, relatée par un assez grand nombre de sources antiques, sont relativement bien connues. Cependant, à Rome, l’histoire n’est pas une discipline scientifique, mais une forme littéraire. Les textes nous livrent moins accès à la réalité des faits, qu’à la manière dont ils étaient remémorés, autrement dit à la mémoire romaine (Kubler 2018 ; Cahanier 2024) : sélectives et déformantes, ces sources ne permettent pas de reconstituer les étapes, les logiques ou les contraintes de la présence militaire romaine en Hispanie.

Seule l’archéologie permet de répondre, ne serait-ce que partiellement, aux questionnements de ce type. C’est pour cette raison qu’a été initiée, dans le cadre d’un projet Pulsar cofinancé par la Région Pays-de-la-Loire, Nantes Université et le laboratoire LAMO (Littératures antiques et modernes, UR 4276), la fouille archéologique d’un vaste espace, délimité par un talus encore partiellement conservé en élévation et identifié comme un camp militaire romain, dans le nord de la province de Palencia (figure 2)[1]. Une première campagne de fouilles, au printemps 2025, a été codirigée par Esperanza Martín Hernández (Dolabra Arqueológica), Antxoka Martínez Velasco et S. Cahanier (Nantes Université, LAMO). Ces recherches s’inscrivent dans le cadre du projet « Castrametación Romana en la Provincia de Palencia » (« Camps militaires romains dans la Province de Palencia »). Cette fouille a permis de mettre en lumière des informations inédites sur l’occupation militaire romaine en Hispanie au début de notre ère, sous le règne de Tibère.

Figure 2 : Localisation approximative du site de fouille (© IGN, geoportail.gouv.fr / S. Cahanier)

Mais avant d’en venir aux résultats, une question s’impose : pourquoi est-il (encore) nécessaire de fouiller le sol ? Qu’est-ce que les prospections et les sondages peuvent nous apprendre que nous ne savions déjà ?

Comprendre les guerres cantabres : la double impasse de l’archéologie « philologique » et de l’archéologie « virtuelle »

Les opérations menées par Rome dans la péninsule Ibérique, qu’elles correspondent à la phase de la conquête ou à celle de l’occupation du territoire (les deux phases peuvent d’ailleurs être contemporaines selon les régions), ont laissé de nombreuses traces dans le sol. Chaque jour, chaque unité militaire en campagne fortifiait l’enceinte d’un camp dont la superficie, proportionnelle à l’effectif de la troupe, pouvait atteindre plusieurs dizaines d’hectares. Il existait également à côté de ces camps « de campagne » des camps permanents ou semi-permanents, occupés l’hiver ou lorsque les opérations militaires étaient achevées, pour assurer le contrôle d’un secteur stratégique. Souvent complètement arasé en plaine, le tracé des enceintes de ces camps reste encore partiellement visible dans les régions montagneuses du nord de l’Espagne, où elles ont échappé à l’urbanisation et à la mécanisation des travaux agricoles. Au cours des vingt dernières années, plusieurs centaines de camps militaires ont ainsi été repérés, principalement grâce à l’analyse des photographies aériennes et satellitaires disponibles en libre accès en ligne, mais aussi par la multiplication des relevés LiDAR (Light Detection and Ranging) à grande échelle. Cette technologie émet des impulsions laser qui pénètrent partiellement la canopée forestière : en classant et filtrant les points de retour (notamment ceux qui atteignent le sol), on génère un modèle numérique de terrain (MNT ou bare-earth DTM) qui élimine virtuellement la couverture végétale. Cela permet de révéler avec une très haute précision la microtopographie du sol (reliefs de l’ordre de quelques centimètres à quelques dizaines de centimètres), faisant apparaître les contours, fossés, talus, plateformes et autres microreliefs caractéristiques des camps, enceintes, voies, habitats ou structures archéologiques masqués par la forêt (voir, par exemple, Hesse 2010 ; Štular et al. 2012 ; Cerrillo Cuenca, López López 2020). La majorité des camps repérés grâce à cette technique a été associée aux campagnes militaires menées dans la région au tout début de l’époque impériale, entre 29 et 16 av. J.-C., sous le règne de l’empereur Auguste (figure 3). Il s’agirait donc de vestiges des opérations de grande ampleur menée par l’empereur et ses légats afin de soumettre les peuples du nord de la péninsule, les Cantabres et les Astures, qui seuls demeuraient indépendants à cette époque dans toute la Péninsule. C’est ce que les sources littéraires appellent le bellum Cantabricum, les guerres cantabres.



Figure 3 : Fragment d’une statue équestre d’Auguste, fin du ier siècle av. notre ère, Athènes, musée archéologique national (© Following Hadrian, Wikimédia Commons, CC-BY-SA-2.0)

La cartographie de ces vestiges a complètement renouvelé notre vision de la conquête (Camino Mayor et al. dir. 2015). Elle a donné lieu, au cours de la dernière décennie, à plusieurs hypothèses de reconstitution des mouvements des troupes augustéennes et des phases de la conquête (par exemple Noguera Guillén et al. 2018 ; 2019 ; Peralta Labrador et al. 2019 ; Morillo Cerdán et al. 2020). Cependant, seul un très petit nombre des camps repérés a fait l’objet d’une opération au sol. Moins d’une dizaine a donné lieu à une fouille visant à établir la morphologie des fortifications, la chronologie du site et la nature précise de son occupation. Cela pose donc un problème de méthode : un camp « de campagne », occupé moins de vingt-quatre heures, ne peut pas faire l’objet de la même interprétation historique qu’un camp semi-permanent ou permanent, ou qu’un camp occupé de manière saisonnière plusieurs années de suite ; or, cette distinction est souvent impossible à faire sur la seule base de la forme du camp ou de sa localisation, seules informations obtenues grâce à la télédétection (figure 4). Il est vrai que la carte générale des sites donne l’impression que les Romains ont suivi des lignes de progression du sud vers le nord bien précises. Mais cette impression est-elle un argument suffisant ? N’est-elle pas le reflet de la tendance des chercheurs à concentrer leurs investigations sur des secteurs précis, en fonction d’un scénario de la conquête partiellement préconçu ? Résiste-t-elle à l’épreuve des faits archéologiques ?

Figure 4 : En haut : exemples de tracés de fortifications militaires romaines ; en bas : principaux peuples hispaniques à l’époque de la conquête et cartographie des camps romains repérés dans le nord de la péninsule Ibérique ; seuls ceux en rouge ont fait l’objet d’une intervention au sol (prospection ou sondage) (© E. Martín Hernández, MNE de terrain généré à partir de données de l’IGN)

Une solution pour sortir de cette aporie pourrait être de retourner lire les textes antiques qui racontent cette conquête. Les limites de l’archéologie « philologique », c’est-à-dire de l’interprétation historique des vestiges archéologiques sur la base des informations livrées par les sources littéraires, ont cependant été depuis longtemps démontrées (Morillo Cerdán et Martín Hernández 2005). Les sources contemporaines de la conquête qui en faisaient un récit détaillé, comme l’autobiographie de l’empereur Auguste ou l’Histoire romaine de l’historien Tite-Live sont perdues. Aucun fragment n’en subsiste : nous ne les connaissons que par des résumés tardifs, très synthétiques, chronologiquement peu fiables et difficile à interpréter, que l’on doit en particulier à Florus, au iie siècle de notre ère, Cassius Dion, au iiie, et Orose, au ve. Le récit simplifié qu’ils nous donnent du bellum Cantabricum, réduit à un certain nombre de mouvements de troupes, batailles et sièges, est pratiquement inconciliable avec la réalité infiniment plus complexe que laissent entrevoir les vestiges archéologiques (Peralta Labrador et al. 2019).

L’indispensable retour au terrain

L’archéologie « en ligne » et l’analyse des sources antiques s’avérant également insuffisantes pour comprendre précisément les modalités et les temporalités de la conquête de l’Hispanie par les Romains, l’examen direct des vestiges sur le terrain demeure une étape cruciale, sinon essentielle. Sans la multiplication des opérations de terrain (prospections pédestres, sondages, fouilles), toute reconstitution du modèle historique de conquête du nord-ouest de la péninsule Ibérique et d’occupation du territoire post-conquête demeure théorique. Ces hypothèses ont besoin d’être mise à l’épreuve des faits, étayées ou invalidées par des éléments matériels concrets. Seule la mise en place d’une méthodologie rigoureuse d’étude de terrain et d’enregistrement des faits archéologiques permet de fournir de tels éléments.

Les opérations archéologies menées les dernières années ont en général un triple objectif :

  • Le premier est la confirmation de la nature militaire et antique du site. Les enceintes repérées en télédétection ne présentent en effet pas toujours d’indices clairs à ce sujet, par exemple des critères morphologiques tels que les portes « en clavicule ».
  • Le deuxième objectif est l’établissement d’une chronologie d’occupation précise, éventuellement la mise en évidence de plusieurs phases d'occupation successives. Il n’est en effet pas rare qu’un même espace, qui présente souvent un intérêt stratégique en raison de sa localisation ou de sa topographie, ait été occupé plusieurs fois de suite. Seule une fouille archéologique mettant en évidence une stratigraphie complexe peut permettre de répondre à cette dernière interrogation. Concernant la chronologie du site, celle-ci peut être établie de manière précise, par exemple par une datation absolue par radiocarbone (au « carbone 14 »), soit de manière approximative, grâce à l’examen du mobilier recueilli. Les camps militaires romains étant en général occupés de manière éphémère, ils livrent peu de mobilier : la mise en place de prospections extensives sur l’ensemble du campement, au cours desquelles chaque objet fait l’objet d’un relevé précis (coordonnées GPS, photographie, voire photogrammétrie) donne cependant souvent des résultats positifs.
  • Le troisième est dernier objectif est la caractérisation du système défensif mis en place : type et dimensions des fortifications, modalités de mise en œuvre, matériaux utilisés, destruction volontaire au moment de l’abandon du camp ou non… Le sondage en tranchée, au niveau des fortifications est dans ce cas la solution la plus efficace.

2025 : une première campagne riche en enseignements

Ces objectifs ont guidé les opérations de la campagne menée au printemps 2025 sur un camp militaire antique identifié deux ans auparavant dans le cadre du projet « Castrametación Romana en la Provincia de Palencia » mais auparavant inédit. Pendant quinze jours, au mois de mai, une équipe de six personnes (archéologues et volontaires) a procédé à un sondage et à une prospection extensive du site.

Le sondage (10 x 2 mètres) a été réalisé en travers de la section septentrionale de l’enceinte principale du camp. Il a permis de mettre en évidence une seule phase d’occupation (que la fouille seule n’a pas permis de dater), et l’importance des structures défensives mises en œuvre sur le site. Directement placé sur le sous-sol rocheux, sur une hauteur en surplomb de la vallée, le rempart à proprement parler prend la forme d’un talus de pierres ramassées immédiatement sur le site et liées entre elles par un mortier à base d’argile. Au-dessus de ce talus, une élévation en matériaux périssable doit être reconstituée : il faut imaginer une butte de terre sur laquelle était implantée une palissade qui n’a laissé aucun vestige à l’emplacement de la fouille. Un fossé peu profond longeait le rempart à l'extérieur. Un chemin de ronde, espace débarrassé des pierres qui se trouvent partout sur le site et aplani avec de la terre, longe le rempart à l’intérieur du camp (figure 5).

Figure 5 : Orthophotographie du sondage et interprétation des vestiges (© E. Martín Hernández)

La fouille du rempart n’a mis au jour aucun objet, ce qui n’est guère surprenant pour ce genre de structures, éphémères et bien entretenues tant que le site est occupé. En revanche, la prospection menée à l’intérieur du camp a révélé un abondant mobilier archéologique, preuve que le site n’a pas été pillé à l’époque contemporaine. Près de six cents objets ou fragments d’objets antiques ont été recueillis. La plupart sont très communs : les clous de chaussure (les fameuses caligae), les pointes de flèches, les éléments d’équipement personnel… ont été retrouvés en nombre et confirment la nature militaire de l’occupation (figure 6). Quelques objets plus exceptionnels ont été découverts, certains totalement inédits sur ce genre de site, voire à l’échelle de la péninsule ibérique : compas en bronze, strigile (outil permettant de se gratter la peau et d’en enlever la poussière et la sueur, voire l’huile dont on s’enduisait le corps aux thermes)… Ces découvertes, replacées dans leur contexte archéologique précis, invitent à questionner la nature de l’occupation : est-ce un camp temporaire, comme on le pensait d’abord, ou un camp semi-permanent ? Qui étaient les troupes cantonnées ici ? Que dévoilent ces objets de leur niveau social et de leurs conditions de vie ?

Figure 6 : Clou de sandale antique (© E. Martín Hernández)

La prospection a également permis de relever des structures maçonnées à l’intérieur de l’enceinte défensive. Certaines ont été identifiées comme des fours en pierres sèches (dont la localisation précise permettra peut-être de comprendre l’organisation interne du camp) ou de possibles puits. Elles mériteront un examen plus approfondi.

Ces découvertes remettent en question l’interprétation initialement proposée du site. Sa datation, d’abord, doit être revue à la baisse : si la localisation du site, dans un couloir naturel d’accès vers le nord au travers de la cordillère cantabrique, laissait penser qu’il avait été occupé au cours des guerres cantabres, sous le règne d’Auguste, le mobilier retrouvé indique plutôt une datation basse, sous le règne de son successeur Tibère, soit plusieurs années voire dizaines d’années après l’achèvement de la conquête. Il n’est pas impossible que le site ait fait l’objet de plusieurs occupations successives, mais une seule phase d’occupation a pour le moment pu être mise en évidence.

Conséquence de cette révision chronologique, c’est l’interprétation du site et le rôle qu’il convient de lui donner dans le scénario global de la conquête de ce territoire qui sont à revoir. Plutôt que face à un camp occupé en période de guerre, ne serions-nous pas face à un des points de contrôle du territoire mis en place dans le cadre de la « paix armée » qui a suivi la conquête ? Tel est le propre de l’archéologie, qui pose plus de questions qu’elle n’apporte de réponses, ce qui nous permet finalement d’affiner toujours plus notre représentation de phénomènes historiques complexes.

Et ensuite ? En guise de conclusion

Limitée dans le temps et l’espace, la campagne archéologique 2025 doit être envisagée comme la première phase d’un projet plus long qu’il s’agit à présent de construire. Initiée grâce à l’appui financier de la région Pays de la Loire, de Nantes Université et du LAMO dans le cadre du dispositif Pulsar, la recherche sur ce camp antique occupé à l’époque tibérienne ne fait que commencer et beaucoup de questions restent en suspens. L’objectif, à présent, est d’en intégrer la fouille dans le cadre d’un dispositif pédagogique afin de permettre à certains étudiants de master à Nantes Université de s’y rendre à leur tour.

Bibliographie sélective

Cahanier, S. (2024) : « J’ai combattu en Hispanie. » La mémoire culturelle des guerres de Rome dans la péninsule Ibérique ((fin du IIIe s. a.C. - début du Ve s. p. C.), Bordeaux.

Camino Mayor, J., Peralta Labrador, E. J., Torres Martínez, J. F., dir. (2015), Las Guerras Astur-Cántabras, Actes du Primer encuentro arqueológico, 2-4 octobre 2014, Gijón, Gijón.

Cerrillo Cuenca, E., López López, A. (2020) : « Evaluación y perspectivas del uso del LiDAR en la arqueología española », Boletín del Museo Arqueológico Nacional 39 (221), p. 221-238.

Hesse, R. (2010) : « LiDAR-derived local relief models-a new tool for archaeological prospection », Archaeological Prospection 17 (2), p. 67-72.

Kubler, A. (2018) : La mémoire culturelle de la deuxième guerre punique. Approche historique d’une construction mémorielle à travers les textes de l’Antiquité romaine, Bâle.

Morillo Cerdán, A. (2017) : « El período de la “Paz Armada” en el Norte de Hispania (19/15 a.C. – 15/20 d.C.): ¿la creación de un sistema de defensa sin frontera? », Gerión. Revista de Historia Antigua, 35, p. 191-223.

Morillo Cerdán, A., Adroher, M., Dobson, M., Martín Hernández, E. (2020) : « Constructing the archaeology of the Roman conquest of “Hispania” : new evidence, perspectives and challenges », Journal of Roman Archaeology 33, p. 36-52.

Morillo Cerdán, A., Martín Hernández, E. (2005) : « El ejército romano en la Península Ibérica : de la “arqueología filológica” a la “arqueología militar romana” », Estudios humanísticos. Historia 4, p. 177-207.

Noguera Guillén, J., Valdés Matías, P., Ble Gimeno, E., López Vilar, J. (2018) : « Tracing the roman republican Army. Military archaeology in the northeast of the Iberian Peninsula », in Sebastian Sommer, C., Matešić, S. (éd.), Limes XXIII, Proceedings of the 23rd International Congress of Roman Frontier Studies, Ingolstadt, 2015, Beiträge zum Welterbe Limes 4.1/4.2, Mayence p. 895-902.

Noguera Guillén, J., Valdés Matías, P., Ble Gimeno, E., López Vilar, J. (2019) : « El proyecto Guerra y conflicto en el nordeste de la península Ibérica en época romano-republicana (siglos III-I a.C.) : metodología y novedades », in Vallori Márquez, B., Rueda Galán, C., Bellón Ruiz, J. P. (éd.), Accampamenti, guarnigioni e assedi durante la Seconde Guerra Punica e la conquista romana (secoli III-I a.C.) : prospettive archeologiche, Rome p. 57-70.

Peralta Labrador, E. J., Camino Mayor, J., Torres-Martínez, J. F. (2019) : « Recent research on the Cantabrian Wars : the archaeological reconstruction of a mountain war », Journal of Roman Archaeology 32, p. 421-438.

Štular, B., Kokalj, Ž., Oštir, K., Nuninger, L. (2012) : « Visualization of lidar-derived relief models for detection of archaeological features », Journal of Archaeological Science 39 (11), p. 3354-3360.


[1] Nous n’en donnons pas ici la localisation précise afin de protéger le site. Le pillage systématique à l’aide de détecteurs de métaux de la très grande majorité des camps militaires romains identifiés dans le nord de l’Espagne constitue un problème récurrent, et porte une atteinte irréversible aux vestiges et à la connaissance historique.