Trois mathématiciennes à Rennes en 1960

Publié par Jean-Pierre Escofier, le 19 février 2024   78

Le département de mathématiques de la Faculté des sciences à Rennes avait, au début des années 1960, une singularité étonnante pour l’époque. Sur une quinzaine de professeurs, trois étaient des femmes : Marie Charpentier, Huguette Delavault et Paulette Libermann. Leurs origines, leurs itinéraires, tout les différenciait.

La première, d’origine bourgeoise, a réalisé ses travaux de recherche au début des années 1930, avant d’enseigner la mécanique à Rennes.

La seconde, d’origine modeste, a laissé à Rennes le souvenir d’une administratrice efficace, mais elle s’est ensuite tournée, toujours aussi efficace, vers la coopération avec les pays d’Afrique et la cause des femmes.

La troisième, d’origine très modeste, a survécu par miracle à la guerre avant de devenir une chercheuse reconnue en géométrie différentielle, organisant pendant des années, après son passage à Rennes, un séminaire important dans ce domaine à Paris.

Le Cahier numéro 14 (rédigé par Jean-Pierre Escofier) de l’Association Rennes en Sciences (http://www.rennesensciences.fr ; on peut se procurer les cahiers sur ce site, 5 euros en général) donne des éléments de leurs histoires.