[Objectif Végétal] David Rousseau, À la pointe de l’imagerie pour les plantes

Publié par EchoSciences Pays de la Loire, le 29 juin 2023   570

Après 6 années à l’Université Lyon 1, David Rousseau intègre en 2017 l’Institut de Recherche en Horticulture et Semences (IRHS) grâce au programme régional Connect Talent PACINP (Angers Comme membre de l’Infrastructure nationale de Phénotypage). A son arrivée, il crée l’équipe ImHorPhen (Imagerie pour l’Horticulture et le Phénotypage) dont il dirige les travaux sur le développement de nouveaux systèmes d’imageries et le traitement de l’information.

David Rousseau (au centre) accompagné de son équipe ImHorPhen

Agrégé de physique ce natif de la Sarthe obtient en 2004 son doctorat à l’Université d’Angers avec une thèse en traitement non linéaire du signal. Après quelques années en Anjou où il a notamment initié les fondations scientifiques et technologiques de la plateforme d’imagerie des plantes PHENOTIC, il acquiert en 2010 l’habilitation à diriger des recherches et s’envole pour la première université interdisciplinaire en sciences du vivant de France (Lyon 1). Il y travaille au sein d’une équipe d’imagerie médicale mêlant sur le même lieu des médecins, des radiologistes et des spécialistes de l’imagerie. De retour à l’Université d’Angers, David Rousseau met cette expérience au service du pôle de recherche angevin sur le végétal via les travaux de l’équipe ImHorPhen.

Toutes les compétences que j’ai pu acquérir à Lyon, m’ont permis d’avoir une forte culture interdisciplinaire que j’essaie de transmettre à Angers

L’équipe ImHorPhen développe, au plus proche des biologistes de l’IRHS, des systèmes d’imageries innovants (Multispectral, LIDAR, Rayons X, ...) et de traitement de l’information afin d’observer la croissance des plantes à différents stades en milieux contrôlés (climat, hydratation, inoculation de maladies...) ou au verger. Soucieux de pouvoir transposer les outils développés à grande échelle, David Rousseau prend soin en particulier de s’appuyer sur des technologies dites à bas coûts et des approches open sources d’intelligence artificielle.

Une ambition internationale

Aujourd’hui ces outils peuvent être utilisés pour l’analyse des effets de stress sur les cultures liés au changement climatique en comparant les comportements des plantes dans différents environnements et à différentes latitudes. Grâce à l’investissement de David Rousseau et son équipe, Angers est désormais un acteur majeur de l’infrastructure nationale de phénotypage et une référence en imagerie pour les plantes au niveau international.

L’objectif à présent est de poursuivre cette dynamique. Pour ce faire, ImHorPhen bénéficie de financements pour les 5 années à venir grâce aux liens développés avec des partenaires publiques et privés locaux (Entreprise DELLED et l’ANSES sur le Phénotypage du chanvre), nationaux (PPR SUCSEED sur l’influence de microbiotes synthétiques sur la croissance des plantes, ANR PHENOME sur le phénotypage des pathosystèmes) et internationaux (projets européen INVITE, PHENET sur le phénotypage des pommiers au verger). Avec ces nouveaux projets, l’équipe de l’IRHS va pouvoir déployer des outils opérationnels pour les utilisateurs finaux.

Article écrit par Maéna Gérault, Terre des Sciences, pour la brochure RFI Objectif Végétal.